LA RADIO A BORD DES U.L.M. PHRASÉOLOGIE AÉRONAUTIQUE.    Suite     Retour

 

La radio VHF (Very High Fréquency ) a toujours été considérée comme un élément de luxe par les pilotes privés avion jusqu’aux années 70.
Après cette période, le trafic aérien en nette progression a conduit ces derniers à équiper leur appareil, dans la mesure où de plus en plus de terrains leur refusaient l’accès sans cet équipement. Il serait à présent presque impensable de considérer un avion voyageant de villes en villes en France sans radio, bien que cela soit tout à fait possible si l’on se limite à de petites étapes sur des aérodromes non contrôlés.
Si les vols que vous effectuez sont locaux, et s’ils se limitent à des ballades autour du terrain de votre base, alors la radio peut ne pas paraître nécessaire, puisque vous serez toujours dans un environnement qui vous est familier, et que vous saurez parfaitement gérer.
Il n'en est pas de même si vous devez vous rendre sur un aérodrome contrôlé sur lequel l’accès vous sera refusé sans radio. Il existe cependant des terrains à forte densité de trafic où la VHF n’est pas obligatoire, comme anciennement celui de La Baule ( plus maintenant, c'est un exemple) qui pourra vous accueillir. Sachez que dans de telles conditions, si la VHF n’est pas obligatoire, elle semble nécessaire, voir indispensable. Il y a eu certains accidents évités de justesse par manque de coordination entre des avions équipés de radio, et des ULM en approche se posant à

" l'estime ‘’ ignorant le  trafic, sans savoir qui  était dans le circuit, ou n’ayant pas de visuel sur un appareil  volant

au-dessus d’eux.
N’oubliez pas que La Baule au mois d’août fourmille d’avions qui arrivent, repartent, sont en tour de piste, etc…… Il est vivement conseillé lorsque l’on arrive sans radio dans un tel trafic de faire un 180, et retourner en des lieux plus calmes, en regrettant de ne pas avoir pu communiquer. Mieux vaut être ridicule pendant 10mn que terminer son vol en catastrophe; c’est une question de bon sens.
Il est indispensable de bien comprendre que la radio sur un ULM ne peut vous apporter que des services. Elle n’est jamais un facteur de surcharge lié à l’attention du pilotage, ou un équipement inutile, si ce n’est que beaucoup de pilotes répugnent à l’utiliser, simplement parce qu’ils n’auront pas voulu en apprendre les règles fondamentales, et son fonctionnement.
Combien de fois avons nous entendu cette phrase :
‘’l’ULM, c’est la liberté, la radio ça ne sert à rien ; jusque là, je n’en ai jamais eu besoin.
Combien de fois avons nous entendu, ou lu dans des revues spécialisées aéronautiques:
‘’heureusement que j’avais la radio, sinon je ne serais pas ici pour en parler’’. Choisi ton camp camarade !!
Que l’on soit pour ou contre la radio à bord, nul ne peut contester le fait qu’elle présente un facteur de sécurité, un équipement de secours, et le seul lien qui vous relie au sol en vous apportant les moyens d’information sur votre destination ainsi que la météo sans cesse mise à jour.
Rappel à savoir par coeur:

 

 LE CONTRÔLE AÉRIEN.


Les contrôleurs aériens, ces ‘’ hommes de l’ombre ‘’ sont toujours prêts à vous informer. N’hésitez pas à les interroger, ils sont à votre écoute afin de vous donner les renseignements utiles à votre progression. Ce sont généralement des personnes qui se mettent en quatre pour vous guider, et qui comprendront facilement, si parfois la phraséologie que vous utilisez n’est pas tout à fait celle que l’on apprend dans les livres. Ce ne sont pas des gendarmes, ou des « pères fouettards « , car aucun d’entre eux ne vous reprochera d’avoir recherché les informations destinées à votre sécurité. Pour notre région, c’est Brest ou Nantes info qui sont chargés de l’aide à la navigation. En vol, vous obtiendrez tous les renseignements que vous souhaitez, surtout si vous avez des doutes sur la météo, sur les zones que vous traversez, un Notam qui vous aura échappé, etc…
Sachez qu’ils peuvent vous remettre sur le bon cap si vous êtes perdu. ( Ne me dites pas que cela ne vous est jamais arrivé ), ou vous venir en aide en cas de situation grave, prévenir les secours, ou mettre tout en œuvre afin de vous donner la priorité d’atterrissage sur le terrain le plus proche.
Prenons un exemple : Vous avez décidé une ballade jusqu’à La Rochelle, après avoir obtenu l’autorisation du directeur de l’aéroport. Tout se passe bien, vous décollez de Frossay, prenez le niveau 35 calé à 1013 dés que vous avez quitté la zone réglementée à 1500ft. Vous suivez le cap 170 afin d’effectuer une verticale les Sables, mais une brise de mer Ouest vous semble inquiétante. C’est alors que vous devez prendre une décision : soit faire demi-tour, si vous êtes près du terrain, soit continuer espérant se poser aux Sables si vous n'en êtes pas trop éloigné, ou vous détourner sur un terrain plus à l’Est, afin de précéder la météo, ( Montaigu ou La Roche / Yon ), ou tout simplement si la zone n’est pas trop humide rejoindre nos amis bovins en pleine campagne avec les suites que cela comporte.
Si tout se passe bien, vous aurez choisi la bonne option. Dans le cas contraire, si la situation s’aggrave , alors le stress vous gagne, les décisions deviennent floues, l’hyper ventilation s’installe, et c’est alors que la présence d’un secours au sol sera le bienvenu, ( Brest ou Nantes info ) en vous évitant probablement des surprises désagréables, ou une fin de vol incertaine.
Vous pourrez ensuite, au bar devant une bonne bière conter votre aventure en y ajoutant une touche personnelle afin de pimenter la situation, et en précisant que l’aide au sol vous a peut-être évitée une catastrophe, ou de gros frais sur votre appareil.


L’INSTALLATION VHF A BORD :


L’installation à bord d’un ULM est soumise à une déclaration près de la D.G.A.C.. Vous devez fournir une photo de l’installation du poste et de l’antenne. Il vous est attribué un indicatif commençant par F.J…( pour les ULM uniquement) Attention : vous devez utiliser votre indicatif radio et Non l’immatriculation de l’appareil. Annoncez Fox Juliette Delta Alpha Papa, et pas 44 ABL. comme le font certains pilotes. Si votre VHF change d’appareil, elle conserve son d’indicatif.  Il faut déclarer ce changement.
L’antenne, est un élément important, et doit être parfaitement réglée. La longueur du brin est au demi cm près, et la masse doit être effectuée avec un contact irréprochable. Sa longueur dépend de la fréquence centrale la plus souvent utilisée, mais toujours dans la plage 122 à 130 de préférence.
Par exemple, pour 123 ,55 la longueur du brin est donnée par la formule :
( 300.000/F X 0,98 /4 ) soit 595mm. Cette longueur n’est pas absolue, et dépend de la masse sur laquelle l’antenne est installée. Un réglage effectué avec un ROS/m est souhaitable.

                          Rappel: à savoir par coeur:

 

Alpha - Bravo - Charlie - Delta - Écho - Fox-trot - Golf -Hôtel - India -

Julliet - Kilo- Lima - Mike -Novembre - Oscar - Papa - Québec - Roméo -

 Sierra - Tango - Uniform - Victor - Whisky -  X'ray Yankee - Zoulou.

                                            

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